samedi 29 décembre 2012

27# Stop vos préjugés !



Je suis désormais sure que je ne regrette pas la Russie, et même plus que ça : que j’aime la Russie. Non pas que je n’en étais pas sure avant, mais j’ai vécu plusieurs faits qui ont produit un déclic dans ma tête (je reviendrais sur ces faits dans l’article suivant).

 
 

Je réalise enfin à sa juste valeur ma chance d’être en échange, et encore plus en Russie. Les préjugés font que ce pays est trop souvent ignoré, voire méprisé. Combien de fois avant mon départ j’ai pu entendre « la Russie ? Mais t’es folle ! La-bas y’a que des alcolos » ou « tu vas te faire kidnapper par la mafia », ou « les gens sont pas ouverts, ils aiment pas les étrangers » ou « tu vas mourir de froid (quoi que ça, c’est possible par contre), ou encore « tu vas te faire manger par un ours », voire même « c’est une année perdue ». Stop tout ça please !


Déjà, d’accord les gens boivent, beaucoup plus qu’en France. D’accord il y a des alcooliques, surement plus qu’ailleurs. Mais il ne faut pas tout généraliser. L’alcool n’a pas la même valeur ici qu’en France (je ne parle pas de l’argent), ici les gens boivent parce que « Жизнь - какашка » (« La vie c’est de la merde »). Je n’ai jamais eu de soucis avec ça dans les gens que je connais et fréquente.

Puis, je ne me suis jamais autant sentie en sécurité qu’en marchant dans la rue qu’ici (et juste pour finir de vous convaincre, comparez combien d’ES se sont fait emmerdés dans la rue en Argentine ou au Mexique puis combien en Russie, et ensuite revenez me voir, mercietaurevoir), même en France c’est « pire », ici personne ne va te siffler, te klaxonner, te draguer ou même te regarder trop insistamment dans la rue. Il suffit juste (comme partout) de ne pas traîner dans les coins qui craignent trop tard dans la nuit.

Ensuite, pour la météo je me passerais de tout commentaire, je crois que vous avez compris (et les ours hibernent alors tout va bien).

Enfin, pour l’année perdue c’est la deuxième plus grosse connerie que j’ai du entendre dans mon échange (la première va suivre dans peu de lignes). Le seul point sur lequel ça peut être considéré comme perdu c’est le point scolaire, parce que je ne travaille que très (très très très très très très très très) peu et que je dois faire ma terminale en rentrant. Mais il y a tellement plus de points sur lequel c’est positif : la maturité, l’indépendance, l’ouverture d’esprit, l’ouverture aux autres et tellement d’autres points gagnés par rapport aux jeunes restés en France dans le parcours scolaire basique ! Je vais revenir avec une maturité incomparable avec ceux n’ayant jamais vécu d’échange, je saurai me débrouiller couramment en anglais (merci Blake et Caleb) et un minimum en russe, je serai beaucoup plus capable de « survivre » seule.

Bon, maintenant, concernant LA plus grosse connerie (ça fait je sais pas combien de fois que je dis « connerie » dans cet article, excusez moi pour cette petite vulgarité, mais « bétise » serait trop faible), je crois (et j’affirme même) que c’est de dire que les russes ne sont pas accueillants, fermés d’esprits, n’aiment pas les étrangers etc … Stop stop stop, mille fois stop ! Je n’ai jamais vu des gens aussi accueillants que les russes ! D’accord ils ne parlent pas anglais et paraissent fermés sur eux-mêmes au premier abord. C’est peut-être parce que les russes sont les gens les plus timides que je connaisse. Les russes sont des gens qui ont souffert de leur passé et qui souffrent de leur présent. La vie n’est pas facile en Russie, c’est un peu un combat contre les éléments qui s’acharnent contre ses habitants (la météo, la vie si chère par rapport aux gens si pauvres, l’impression d’être isolé du reste de la Russie etc). Les gens sont pessimistes, la Russie n’est pas un pays où la joie de vivre est particulièrement importante,  surement parce qu’ils sont incertains de leur futur qu’ils appréhendent plus qu’autre chose. Mais une fois que tu les connait, tu fais partie de leur vie et ils te considèreront comme membre de la famille (mon équipe de basket qui m’a appelée « сестра » (« sœur ») dès la première séance) pour toujours. Dès mon arrivée, les gens sont venus vers moi, ou bien on m’a emmenée vers eux, et ils ont immédiatement été admiratifs et très curieux malgré leur timidité. Mais je reviens sur mon coup de foudre avec le peuple russe dans le prochain article.

1 commentaire:

  1. coucou tu m'as convaincu que tu t’éclatais là bas, même si je le savais déjà!! Moi qui n'est jamais eu envie ni le courage de voyager je t'admire. Continue de profiter de tout ça, mais pense à revenir quand même... ;) bisous

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